Du 25 avril au 2 mai, l’école-chercheur organisée en Martinique par l'université des antilles et le CNRS, a réuni des participants issus de différentes discipline (l’économie, mathématiques, géographie, agronomie et informatique) autour d’un objectif commun : comprendre et explorer les usages de la théorie de la viabilité pour penser l’action dans des systèmes complexes extrement divers. Les discussions ont permis de revenir sur les bases de la démarche -- états initiaux, dynamiques, contraintes, contrôles, noyaux de viabilité et bassins de capture -- à partir d’exemples concrets comme l’eutrophisation d’un lac, la gestion durable des exploitations agricoles, la préservation des ressources naturelles ou encore la régulation monétaire. L’enjeu central était de montrer comment la viabilité permet d’identifier non pas une solution unique, mais un ensemble de trajectoires possibles permettant de maintenir un système dans des limites acceptables/viable.
À travers les présentations sur Vialab, AgroViablab, les systèmes agricoles, les communs, les politiques publiques ou les incertitudes, ces temps de travaux collectifs ont ouvert des pistes pour traduire des problèmes de terrain en modèles formalisés, tout en restant attentif aux contraintes sociales, économiques, écologiques et politiques. Cette rencontre a ainsi constitué un espace de dialogue entre modélisation, décision et action collective, avec une attention particulière portée aux acteurs les plus fragiles, à leur autonomie de décision et à leur capacité d’action. Elle confirme l’intérêt de la théorie de la viabilité comme outil pour accompagner les transitions territoriales, agricoles et environnementales.